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Remodeler son profil

Remodeler le menton

Pour rétablir l’harmonie du profil en modifiant la ligne du menton – l’intervention se nomme « génioplastie » – , la chirurgie esthétique dispose de plusieurs techniques dont la pose d’une prothèse du menton. La méthode la plus couramment employée consiste à pratiquer une incision dans la partie interne de la lèvre inférieure avant de décoller la muqueuse et les muscles et laisser alors apparaître la pointe osseuse du menton.

Cette technique intra-buccale présente l’avantage considérable de ne pas laisser de cicatrices apparentes. Souvent, pour introduire la prothèse du menton, le chirurgien peut également, dans un souci de stérilité, réaliser une technique externe avec une incision cutanée courte cachée dans un pli et non visible. Une fois l’os du menton dégagé, on greffe dessus une prothèse du menton – il s’agit d’un implant osseux ou synthétique – dont le volume et la forme auront été au préalable ajustés avec une extrême précision. Aujourd’hui, il est possible d’obtenir une prothèse du menton parfaitement adaptée qui donne des résultats remarquables. Les personnes qui ont la chance d’avoir reçu à leur naissance un menton harmonieux auront sans doute du mal à imaginer combien il peut être difficile, chez beaucoup de personnes, d’accepter un menton trop fuyant. L’expérience m’a montré combien ces quelques millimètres de profil peuvent devenir une source douloureuse de fixation. C’est vrai pour le nez, on le sait; mais ça l’est aussi pour le menton, surtout chez les femmes, les hommes pouvant le masquer sous la barbe. « Que de choses disparaissent sous la barbe: les joues appauvries, le menton fuyant » … écrivait Victor Hugo à Alfred de Vigny. « Je ne supporte pas de me voir de profil. J’ai le sentiment que ma mâchoire inférieure ne ressort pas par rapport à mon cou ; mon menton fuyant est… à fuir! ». Derrière les mots, la douleur de certaines patientes est très vive. Les réponses apportées aujourd’hui par la chirurgie esthétique et la prothèse du menton permettent de remédier à ce traumatisme et, en améliorant l’harmonie d’un profil, de mener une existence plus … sereine.

Pour les cas plus lourds nécessitant des augmentations de volume plus importantes, la chirurgie esthétique offre une technique spécifique : l’ostéotomie. Il s’agit alors, une fois l’os du menton dégagé, d’en sectionner la pointe puis de la repositionner dans l’orientation souhaitée, en le déplaçant vers l’avant, avant de le stabiliser à l’aide de vis, broches ou microplaques. Dans le cas, moins fréquent, où, au contraire, on cherche à raccourcir un menton trop proéminent, le « menton en galoche », la technique est similaire : la pointe de la mandibule est sciée avant d’être retirée ou, éventuellement, replacée par une prothèse du menton.

Redessiner la bouche

La chirurgie de la bouche répond principalement à deux types de demandes, en fonction de l’âge des patientes. Chez les femmes plus jeunes, le souhait est d’augmenter le volume des lèvres pour les rendre plus pulpeuses. Chez les patientes plus âgées, la demande concerne en priorité un comblement destiné à un rajeunissement de l’aspect des lèvres. Face à l’augmentation du -volume des lèvres, la difficulté consiste à harmoniser les lèvres supérieure et inférieure : la supérieure doit être un peu plus prédominante que l’ inférieure. Cela n’est pas évident et le geste se doit d’être particulièrement subtil. Pour embellir les lèvres, on peut augmenter soit leur ourlet – c’est à dire leur dessin – soit leur volume. Le temps qui passe a pour effet d’affiner les lèvres, à cause de la fonte des tissus, musculaires en particulier. Ce phénomène est accentué par le fait que l’os alvéolaire situé derrière la lèvre a également tendance à fondre avec l’âge. Les plis d’amertume apparaissent, les commissures se mettent à tomber et la rétractation de la bouche a pour conséquence d’entraîner un effet d’augmentation proportionnel du volume du nez et du menton donnant au visage un air fermé et tendu.

C’est pour aider à retrouver ce « sourire d’antan » que chez les patientes plus âgées, on à recours à la technique du comblement, dans un but de rajeunissement. Pour cela, on utilise de préférence un produit résorbable – collagène, acide hyaluronique – plutôt que non résorbable.

Pour rajeunir des lèvres vieillissantes, on agit à trois niveaux; on retend la partie « blanche» – celle qui sépare la lèvre supérieure et le nez – ; on redonne du volume à la partie « rouge» – les lèvres – ; enfin, on ourle le contour des lèvres ou « ligne de Cupidon ». Souvent, cette intervention s’intègre dans un rajeunissement global du visage, en conjonction avec un lifting. Pour rétablir les volumes perdus, il est utile que nous puissions disposer de photographies antérieure. Selon les besoins particuliers, on peut ajouter une légère injection de botox à la lisière du « rouge ». Mais avec précaution pour seulement lisser les lèvres et éviter tout risque de les figer.

Plus ou moins de pommettes

Regardez de près le visage des mannequins vedettes: Les pommettes y sont souvent nettement saillantes. C’est joli mais pas toujours naturel. Il se peut que la chirurgie esthétique soit passée par là. La position et la taille des pommettes jouent un rôle important dans l’harmonie d’un visage. On dit souvent, à juste titre, qu’elles sont les « portemanteaux» de ce dernier; or, avec le temps, la graisse de cette région, très mobile, a tendance à glisser vers le bas, accentuant le sillon nasogénien qui relie les ailes du nez aux commissures des lèvres. Saillantes, les pommettes arrondissent les visages longs et atténuent l’effet « joues creuses ». La chirurgie esthétique permet d’accroître leur saillie, soit pour corriger une situation morphologique soit pour réparer leur affaissement progressif naturel. Il en résulte un rajeunissement du visage par l’accentuation de sa triangularisation ; repositionner les pommettes relève les traits du visage et atténue le sillon nasogénien.

Aujourd’hui, cette intervention sur les pommettes est couramment pratiquée. La technique désormais employée consiste surtout à réinjecter des graisses préalablement aspirées sur la patiente – plus de 90 %) de ces interventions concernent des femmes – afin de modifier la forme des pommettes. Des pommettes hautes et sculptées et des joues rondes constituent deux symboles de jeunesse. C’est en remodelant ces traits devenus flous avec l’âge que le visage retrouve un air juvénile. L’injection de produits de comblement – appelés « prothèses injectables» – va recréer des rondeurs et repositionner les traits. Résultat? Les traits du visage sont relevés, atténuant ainsi les sillons nasogéniens. Dans certains cas, on peut corriger le problème par une prothèse. Pour atteindre l’os, on emprunte la voie cutanée par les tempes. Après avoir façonné une petite poche sous la peau, on met en place la prothèse de façon à rehausser l’os malaire selon les dispositions décidées au préalable par le médecin et le patient. Parce qu’il modifie l’équilibre du visage de manière assez significative, le remodelage des pommettes doit être soigneusement préparé et discuté. Une saillance trop prononcée risque de provoquer un changement d’apparence ; une saillance trop peu marquée risque de décevoir. Equilibre délicat! Autre technique, lors d’un lifting, il est possible de rehausser les pommettes naturelles. À l’inverse, la demande peut concerner une réduction de la saillance des pommettes. Une telle démarche est très courante, par exemple, au Japon ou en Corée du sud où les femmes cherchent, contrairement aux Européennes, à diminuer les saillies de la face pour en aplanir les contours. Dans ce cas, le chirurgien procède à une ostéotomie afin de replacer l’os malaire dans la position voulue.