Prendre rendez-vous / make an appointment +33 (0)1 45 53 40 14

32 Avenue Georges Mandel 75116 Paris Carte / map

Augmenter le volume des seins

Augmenter le volume des seins avec une prothèse mammaire

Augmenter le volume des seins avec une pose de prothèse mammaire

Contrairement aux poitrines trop volumineuses, des seins jugés trop petits n’entraînent pas de gênes ou de douleurs physiques. Leur petite taille, d’origine génétique, n’a aucune incidence ni sur la santé, ni sur la libido ni sur l’allaitement. La douleur est ailleurs ; certaines femmes souffrent profondément d’un manque réel de confiance. La pose de prothèse mammaire va chercher à augmenter le volume des seins, c’est pour elles un moyen de se sentir mieux dans leur corps, d’accroître leur bien­être, de restaurer leur confiance en elles en améliorant l’image qu’elles ont et qu’elles donnent d’elles-mêmes. On a souvent trop tendance à réduire cette volonté d’augmenter le volume des seins à un désir de séduction, à une dimension érotique. Or c’est d’abord pour se plaire à elles-mêmes que les femmes demandent une pose de prothèse mammaire (Comment s’habiller? Comment porter un maillot de bain ?).

Pourquoi vouloir augmenter le volume des seins ? « Pour être, une femme, une vraie! », répondent beaucoup de patientes qui se plaignent de leurs seins « inhabités ». Plaire davantage aux autres – aux hommes – me semble n’être qu’une conséquence. Essentielle certes, mais conséquence tout de même. Bien sûr, leurs demandes visent à être plus séduisantes, plus belles, plus désirables. Mais d’abord, elles décident de recourir à la prothèse mammaire pour être plus heureuses. « Du jour au lendemain, je me suis sentie plus belle, plus sexy ; j’avais l’impression d’exister dans le regard des autres; des filles comme des garçons! », m’a dit un jour une jeune patiente avec un sourire rayonnant qui faisait plaisir à voir. Après l’intervention esthétique, avec plus de seins, elles se disent «plus féminines» et chacune met ce qu’elle veut dans ce mot. Mais c’ est celà le but.

La prothèse mammaire

L’apparition de la silicone (oui, le mot est féminin), substance découverte en 1942 mais dont l’usage s’est répandu dans les années 1960, fit faire un bond en avant à la chirurgie des seins: elle permettait une augmentation mammaire réussie, en donnant un volume et une consistance naturels. La silicone suscita un engouement à la mesure des vertus qu’on lui prêtait. Mais celui-ci fut brutalement stoppé au début des années 80 lors­qu’on découvrit que des complications pouvaient apparaître : en premier lieu, la rupture de l’enveloppe de la prothèse mammaire en silicone, qui libérait les petites boules de silicone dans le sein. Plus grave encore, la silicone fut accusée de favoriser l’apparition de maladies comme la polyarthrite. Les preuves manquaient mais ces prothèses furent pointées du doigt. L’affaire éclata en France au moment du drame du sang contaminé. Une commission officielle fut nommée par le ministère de la santé pour déterminer les risques réels et, en attendant ses conclusions, l’emploi de la silicone fut interdit en chirurgie plastique et réparatrice. La prothèse mammaire en silicone fut ensuite innocentée mais son utilisation ne fut pas réautorisée pour autant. La justice administrative fut saisie par les chirurgiens plasticiens, et leur donna gain de cause. Malgré cela, la situation ne se débloqua qu’en 2001, après des années d’imbroglio, lorsque l’implant de prothèse mammaire en silicone fut à nouveau autorisé pour les interventions esthétiques d’augmentation mammaire.

À présent, le gel de silicone est d’une consistance plus cohésive que précédemment et enfermé dans une membrane composée d’un polymère de silicone qui empêche l’organisme d’être en contact avec le gel. Pour se protéger de ce corps étranger, l’organisme fabrique naturellement une capsule vivante autour de cette membrane.

Une surveillance doit être instituée, avec un contrôle tous les deux ans environ et le délai de renouvellement de la prothèse mammaire s’établit à une dizaine d’années.

Priorité au naturel !

La prothèse mammaire s’adapte à l’anatomie. Aujourd’hui, nous disposons d’un choix très large de plusieurs centaines de modèles, variant de forme, de texture, de consistance, de contenance … La nouvelle prothèse mammaire va dans le sens d’un plus grand naturel, avec des modèles « anatomiques asymétriques » – une prothèse mammaire pour le sein droit, une autre pour le sein gauche – adaptées aujourd’hui à toutes les morphologies de thorax. Le volume d’une prothèse mammaire peut varier de 125 à 575 cm3 en moyenne, mais il existe aussi des prothèses sur mesure. Il est intéressant de noter que le volume standard moyen implanté lors d’une opération pour augmenter le volume des seins varie selon les continents. Question de culture … Ainsi, il est de 280 cm3 en Europe mais autour de 350 cm3 aux États-Unis … Une prothèse de 200 cm3 permet, en moyenne, de gagner une taille de bonnet de soutien-gorge et de passer, par exemple, d’une taille A à une taille B ou de B à C. Une prothèse de 300 cm3 permet de gagner une taille et demi, passant, par exemple, d’un A moyen à un beau C. Parce qu’il est de plus en plus vaste, le choix requiert de plus en plus d’attention. Mais, dans tous les cas, il est important de choisir un implant qui soit à la fois en harmonie avec la silhouette et proche de la forme originelle du sein. En faisant attention à anticiper et se projeter dans le futur car au fil du temps, le corps a tendance à s’arrondir et il faut en tenir compte dans le choix de l’implant. Pour cela, un dialogue constructif et confiant entre la patiente et le chirurgien qui pratiquera l’intervention esthétique est un gage de réussite. En règle générale, les implants ronds favorisent une forme pigeonnante car ils donnent plus de volume dans la partie supérieure du sein. Mais ils ne conviennent pas à tous les types de seins. Le volume final dépend aussi de l’élasticité de la peau et du muscle pectoral. Face à la demande d’augmenter le volume des seins, un des premiers gestes pratiqués consiste à mesurer la largeur de l’hémithorax afin de ne pas choisir des prothèses dont la base dépasserait cette largeur. Avec la patiente, ensuite, on discute d’un autre point important : la zone d’insertion, qui détermine la place de la cicatrice. Pendant longtemps, l’incision n’était pratiquée que dans le pli inframammaire, c’est-à-dire le point de contact entre le sein et le thorax. D’une part, cela facilitait l’introduction de la prothèse et, d’autre part, les cicatrices étaient indétectables lorsque la femme était debout, ou assise (mais visibles en position couchée). Aujourd’hui, cette technique n’a pratiquement plus cours et, en France, deux voies d’incision sont utilisées : l’incision aréolaire, autour du mamelon, et l’incision axillaire, sous le bras.

Choisir l’incision aréolaire pour une augmentation mammaire permet d’abord de pratiquer la « loge prothétique» – c’est-à-dire l’espace dans lequel on placera la prothèse mammaire. Cela permet aussi d’intervenir dans de bonnes conditions, ultérieurement, lors d’un changement de prothèse. Par cette incision, on a le choix de positionner la prothèse soit devant soit derrière le muscle mammaire. La cicatrice est alors, la plupart du temps, peu perceptible. L’incision axillaire, elle, est placée horizontalement dans le pli naturel plus haut du creux axillaire, c’est à dire sous les aisselles. Avec ce type d’incision, la dissection peut être réalisée « à l’aveugle» ou sous contrôle endoscopique, selon les cas ou l’habitude du chirurgien. Sur un plan technique, l’incision axillaire permet au chirurgien un abord immédiat de la région rétropectorale et un décollement dans le bon plan. Pour la patiente, elle présente l’avantage de laisser le sein vierge de toute cicatrice. Pour toutes ces raisons, c’est l’incision la plus pratiquée, mais le choix du chirurgien se fait au cas par cas.

Concernant la pose de la prothèse mammaire, le chirurgien a, là encore, le choix entre deux solutions : devant le muscle grand pectoral ou derrière. La première option est plutôt utilisée dans les cas de seins lourds ou légèrement tombants, afin de favoriser la projection du sein. La seconde option, plus douloureuse, est choisie tant pour des raisons de tolérance à long terme de la prothèse que pour faciliter la surveillance mammographique.

La pose de prothèse mammaire se déroule sous anesthésie générale, la patiente étant, souvent, en position assise. Un pansement moulant est placé dès la fin de l’intervention et il est recommandé de porter un soutien-gorge de sport pendant un mois jour et nuit. Cette contention a pour objectif de maintenir la prothèse bien en place jusqu’à la cicatrisation de la loge, évitant son déplacement en position inadéquate.

Parce que les douleurs sont fréquentes pendant une dizaine de jours après avoir augmenter le volume des seins, un traitement antalgique adapté est prescrit et les efforts doivent être évités.