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Greffe de cheveux – Prélèvement de FUE Automatisés par la technique SAFER

La technique des bandelettes (donc le prélèvement d’une surface plus ou moins importante de peau contenant des cheveux) dans la région occipitale reste la solution classique toujours proposée mais a l’inconvénient de toujours laisser une cicatrice plus ou moins importante, parfois longue (jusqu’à 26-28 centimètres), avec quelques séquelles possibles (élargissement de la cicatrice, chute de cheveux réactionnelle autour de la cicatrice, anesthésie du sommet du crâne par section des nerfs lors de l’incision….).

Afin d’éviter ces inconvénients une deuxième alternative est possible : il s’agit du prélèvement d’unités folliculaires grâce à des punchs de différentes tailles (on parle alors de technique FUE pour Follicule Unit Extraction). Il n’y a donc plus d’incision mais autant de « petits points » cicatriciels que de punchs réalisés. La taille de ces cicatrices dépendra du punch utilisé (diamètre, obliquité, densité du prélèvement…).

Si le prélèvement manuel « cheveu par cheveu » s’avère long et compliqué (taux de transsection parfois relativement important, diamètre des punchs laissant des cicatrices parfois disgracieuses (de 1 à 3 mm de diamètre), l’apport de l’automatisation a totalement révolutionné cette technique (diamètre des punchs inférieur 1 mm… soit le diamètre d’une aiguille…).

La technique SAFER :

SAFER, acronyme de Suction Assisted Follicle Extraction and Réimplantation, est donc la nouvelle méthode qui permet le prélèvement mais aussi la réimplantation automatisée des greffons.

Cette automatisation du prélèvement à la réimplantation permet de réduire le temps opératoire et surtout limiter au maximum la manipulation du greffon par les pinces et donc leur traumatisme.

Le Prélèvement :

La zone de prélèvement privilégiée est bien entendu située dans la couronne mais aussi, selon la densité, possible au niveau des tempes ou la nuque, voire sur toutes les autres parties du corps (dos, cuisses, bras…).

Afin de faciliter le prélèvement, la zone donneuse est rasée à quelques millimètres afin de laisser apparaître l’orientation de l’émergence des cheveux.

L’anesthésie locale est classique mais ne doit pas être trop profonde. L’injection dans le plan de la galéa réalisant une hydro section n’est pas utile ni recommandée et augmente la quantité de produit à injecter (augmente les oedèmes, risque de lésions vasculaires ou neurologiques).

Le choix des punchs est primordial et différents diamètres sont à notre disposition : 0,8 mm – 0,9 mm – 1 mm – 1,25 mm et 1,4 millimètres.

Les punchs de 1,25 et 1,4 mm doivent être réservés aux cas difficiles (cheveux frisés avec follicules recourbés sous la peau, taux de transsection importants…).

Le 1 mm représente la taille standard, mais avec l’expérience, des prélèvements au 0,8 mm sont possibles et préférables. En effet la cicatrisation centripète est proportionnellement beaucoup plus importante qu’avec les punchs de 1 mm (un millimètre est le diamètre à partir duquel la peau n’arrive en général plus à se rétracter et laisse donc une cicatrice qui peut être visible en cas de cheveu très court (« coupe militaire ») et surtout en cas de prélèvement dense.

Ce punch est connecté à un contre-angle qui tourne à une vitesse que le praticien détermine et qui dépend de chaque patient mais qui doit idéalement se situer entre 350-500 tours/minute. La rotation du punch est actionnée par une pédale et permet une pénétration dermique douce et progressive.

On donnera au punch un « angle d’attaque » correspondant à l’angle d’émergence du cheveu. La pénétration sera de quelques millimètres et le follicule qui se retrouve dans la lumière du punch sera aspiré (grâce à un système d’aspiration) afin de se loger dans le flacon receveur.

En fonction de la densité locale, on peut prélever un cheveu sur trois ou un cheveu sur quatre.

Ces cheveux se retrouvent dans le collecteur (flacon receveur), qu’il faudra régulièrement vidé afin de vérifier la qualité du prélèvement.

Chaque greffon a en moyenne 1 à 3 cheveux (= Unités Folliculaires), rarement 4 ou 5.

Afin de préparer et faciliter l’implantation, les FU (Unités Folliculaires) seront alignés sur une compresse par l’aide opératoire et seront régulièrement hydratés et maintenu au frais (poche de glace positionnée sous le champ opératoire).

Si du point de vue cicatriciel il est préférable d’utiliser des punchs de faible diamètre (0,8 mm), l’aspiration peut parfois s’avérer insuffisante et les greffons peuvent rester « collés » voire enfouis dans le derme.

Par ailleurs, dans le cas de greffons avec 3 ou 4 cheveux, le volume des bulbes peut aussi ne pas passer à travers les 0,8 mm du punch.

Dans ce cas, il vaut mieux passer à un diamètre légèrement supérieur (0,9 mm ou 1 mm). En effet plus le diamètre du punch est important, meilleure sera l’aspiration mais plus « grande » sera la cicatrice. Tout est donc question de compromis…. pour l’opérateur (facilité de prélèvement) mais aussi… pour le patient (diamètre de la cicatrice).

Une fois le prélèvement fini, une compresse sera simplement positionnée sur la zone de prélèvement et le patient sera repositionné pour la deuxième phase de l’intervention : l’implantation des greffons.

L’implantation :

L’anesthésie locale de la zone receveuse sera aussi limitée au derme. Une infiltration plus profonde n’est pas justifiée, augmente la quantité injectée et donc l’œdème postopératoire (surtout en cas de ligne antérieure).

Les fentes –ou silts- seront réalisées avec des microlames ou aiguilles adaptées au diamètre des greffons prélevés.

Si la mise en place des greffes peut être réalisée avec des pinces de microchirurgie, l’intérêt majeur du système SAFER est aussi de pouvoir réaliser l’implantation avec un implanteur, évitant toute manipulation directe.

A l’instar du contre-angle, il ressemble à un stylo qui présente un embout de diamètre variable dans lequel sera aspiré directement le greffon (un à la fois) préalablement positionné sur la compresse (la gestion de l’aspiration se faisant aussi avec la pédale).

Il existe autant de diamètre d’embout que de diamètre de punchs.

Une fois le greffon « aspiré » dans l’implanteur, la pointe de l’embout sera alors positionnée à l’entrée du slit et grâce à une nouvelle pression sur la pédale permettant d’activer un piston, le greffon sera « expulsé » vers l’extérieur pour se loger dans la fente, l’idéal étant de ne laisser paraître que les cheveux des FU, le reste étant enfoui dans le derme.

Cette technique présente l’avantage indiscutable d’éviter tout traumatisme direct des follicules par les pinces. Leur seul manipulation « manuelle » a lieu lors de la vidange du réservoir pour les positionner sur les compresses.

Suites opératoires :

Le patient ressort avec un pansement sur la zone occipitale afin de limiter les risques de saignements pendant la nuit, il sera retiré dès le lendemain.

Bien que peu douloureux, des antalgiques simples associés à des anti-inflammatoires peuvent être prescrits pendant quelques jours.

La zone greffée n’est en général que très peu sensible.

Un shampooing de la zone donneuse est possible dès le lendemain, sans frotter. On attendra cinq jours pour la zone greffée. Pendant le premier mois, on évitera tout frottement.

Il faut penser à bien hydrater régulièrement la zone greffée pendant les premiers jours afin de favoriser leur cicatrisation et diminuer l’apparition des croûtes.

Il n’y a que très peu de gêne sociale et la reprise de la plupart des activités peut se faire dès le lendemain.

Les efforts intenses sont à proscrire pendant une dizaine de jours.

Avantages de la technique SAFER :

– prélèvement beaucoup moins chronophage qu’avec la méthode manuelle du

FUE

– Miniaturisation du prélèvement : le diamètre des punchs utilisés est situé entre

0,8 et 1 mm

– Cicatrisation très rapide et très discrète

– Zone de prélèvement plus importante qu’avec la bandelette : possibilité de « Body

to head transplant » : elle consiste à prélever des poils – en général du dos de la

face interne des cuisses en cas de zone donneuse occipitale classique « pauvre ».

– Qualité optimale des greffons avec des manipulations limitées grâce à l’automatisa

tion du prélèvement et de la réimplantation.

– Suites opératoires très simples (peu de douleur, peu d’œdème…)

– Pas d’agrafes, ni point de suture

– Idéale pour les petites et moyennes séances (petite surface, golfes ou vertex isolés,

sourcils, cicatrice…).

– Nécessite peu de personnel (un opérateur et une aide sont en général suffisants).

Inconvénient

– Prélèvement très technique nécessitant une certaine expérience avec de faire des

séances importantes.

– Nombre de cheveux prélevés en une séance en général plus faible qu’avec une

importante bandelette (une séance moyenne de FUE permet le prélèvement

d’environ 1000 et 1200 greffons, soit 1500 à 2500 cheveux, mais quelques « méga »

séances peuvent aussi être réalisées et permettent alors d’obtenir jusqu’à 4000

greffons (soit 5 à 7500 cheveux) mais au prix d’une journée à une journée et demi

de travail. La bandelette classique permet en revanche dans le même temps de

prélever en moyenne 2 à 4000 cheveux et en cas de long prélèvement de 6 à

8000 cheveux (selon la densité et laxité cutanée du patient), en quelques heures.

– Aspect « mithé » possible si le praticien ne laisse pas assez de cheveux entre les

prélèvements et surtout en cas de punchs de diamètre important (1,4 mm).

Conclusion

En conclusion, cette nouvelle approche SAFER apporte un avantage indiscutable pour le prélèvement des unités folliculaires. Pour les petites et moyennes séances (jusqu’à 2500 cheveux par séances).

Pour les séances plus importantes, l’indication se fera au cas par cas afin de bien cerner la demande du patient et la densité désirée.

C’est ainsi que sera discutée l’éventualité d’une « grosse » séance par bandelette ou plusieurs « SAFER-Séances ».