Prendre rendez-vous / make an appointment +33 (0)1 45 53 40 14

32 Avenue Georges Mandel 75116 Paris Carte / map

Questions fréquentes

Qu’attendre de la première consultation ?

Prendre rendez-vous avec un chirurgien esthé­tique n’est jamais le fruit d’une décision anodine ou prise à la va-vite. Contrairement à ce que certains articles ou émissions pourraient laisser croire, cela n’équivaut pas à pousser la porte d’un institut de beauté … Mais ça ne s’apparente pas non plus à une consultation chez un autre spécialiste, comme un otorhino ou un rhumatologue, par exemple. En effet, cette visite n’est pas dictée par une exigence pathologique mais résulte d’une démarche strictement personnelle; le corps ne souffre pas, le patient n’est pas malade. Sa demande est d’une toute autre nature: c’est son image qui est source de souffrance, plus ou moins vive. C’est cette demande-là, et sa pertinence, qui sera examinée lors de la première consultation.

Pour cela, si l’examen du corps est, bien sûr, important, l’écoute des mots l’est tout autant. Entendre le patient décrire sa gêne, exprimer ses envies, parler de son propre corps est essentiel pour mieux comprendre sa demande, pouvoir la déchiffrer et mesurer sa motivation. Mais il n’est pas toujours facile pour le patient de mettre des mots sur ce qu’il ressent. Les gênes ou les souffrances peuvent remonter loin en arrière, à l’enfance ou à l’adolescence. Dans certains cas, je perçois un décalage important entre le corps dont le patient parle et celui qu’il montre. Au point que je me demande parfois s’il s’agit du même. A nous alors à savoir « lire entre les lignes ». En simplifiant, les patients peuvent être classés en quatre grandes catégories. D’abord, les personnes qui présentent une véritable gêne physique (certaines hypertrophies des seins, par exemple). Ensuite celles qui, complexées par une disgrâce, même minime, ont du mal à supporter leur regard et celui des autres. Une troisième catégorie regroupe celles qui, sans gêne majeure, aspirent à être « plus belles » en utilisant les moyens que la chirurgie esthétique met à leur disposition. Enfin, et c’est de loin la plus nombreuse, une dernière catégorie de patients consultent dans un but de rajeunir leur apparence. A l’intérieur de ces catégories, très grossièrement définies, toutes les nuances de demandes existent. Mais n’oublions pas une autre catégorie, à part, de patients qui demandent une intervention pour « corriger » un défaut imaginaire. Portant le nom savant de dysmorphophobie, cette pathologie – car c’en est une – brouille la perception de son propre corps et doit être prise en charge psychologiquement. Aux Etats-Unis, on les nomme les BDD, abréviation de « body dysmorphic disorder ». Chez eux, les plaintes les plus fréquentes concernent le visage – la partie du corps la plus exposée ., mais aussi les jambes ou la poitrine chez les femmes ou les cheveux chez les hommes. Dans la plupart des cas, rien dans leur physique ne justifie ces complexes et la gêne qui en résulte apparaît largement disproportionnée. Beaucoup parmi eux voient dans la chirurgie esthétique une solution à leur souffrance. C’est, dans la plupart des cas, une illusion et leur laisser croire le contraire serait déontologiquement condamnable. Le problème, là, n’est pas physique, mais bien plus sûrement d’ordre psychologique. Il nousappartient donc de les orienter vers des spécialistes capables de les aider efficacement.

Avant de se décider à subir une intervention de chirurgie esthétique, il est indispensable pour le patient de respecter trois conditions: d’abord être sûr que sa décision est person­nelle et qu’il n’agit pas pour les autres (son conjoint, ses relations de travail…) ; ensuite évaluer sereinement et loyalement la réalité de la disgrâce – la gêne, le complexe … – et son impact réel sur sa vie quotidienne ; enfin, essayer de définir le plus précisément possible ce que l’intervention doit apporter. C’est par le dialogue avec le patient que nous parvenons à repérer les évèntuelles cr erreurs d’aiguillage n qui ne pourraient donner que des mauvais résultats, physiques ou psychologiques. Ainsi, l’épouse qui découvre que son mari a une maîtresse plus jeune qu’elle et qui cherche à se rajeunir dans l’espoir de le cr reconquérir n. Ces demandes sont relativement fréquentes. Il est indispensable pour le chirurgien de pouvoir les repérer car elles sont vouées à l’échec presque inévitablement et que cela risque d’ajouter une frustration à une tris­tesse. Aucune intervention chirurgicale ne réparera un couple qui bat de l’aile.

Une fois que nous pensons cerner la demande et ses motivations, à nous de proposer les gestes techniques qui nous semblent les plus appropriés en en expli­quant le principe, le déroulement et les conséquences. En étant le plus précis possible et en s’assurant en permanence de la bonne compréhension du patient. Mais il ne nous appartient pas de persuader; c’est le patient qui doit décider lui-même, en toute lucidité et en toute connaissance de cause.

Il arrive que des patients qui viennent pour une première consultation ne reviennent pas. Même si ça ne fait pas plaisir, je ne considère pas cela comme un échec. Cela signifie simple­ment qu’ils n’ont pas trouvé de ma part la réponse qu’ils attendaient ou espéraient. Je m’efforce de proposer aux patients la réponse qui me semble la plus adaptée à leur cas et à leurs demandes. Mais il arrive que le patient attende autre chose, une autre réponse, une autre prise en charge de sa demande. Dans ce cas, soit il ira voir un autre praticien soit il renoncera à sa démarche. Avec ceux qui, au contraire, décident de la poursuivre, il faudra passer une sorte de « contrat de confiance ». La confiance! Un mot clé de la première consul­tation : une intervention esthétique doit être le fruit d’une collaboration établie en toute confiance entre le médecin et le patient et celle-ci doit être réciproque ; le résultat final en dépend. Et, en chirurgie esthétique, le seul critère de réussite est le bonheur du patient. Si ce dernier n’est pas satisfait du résultat, l’inter­vention doit être considérée comme ratée, même si elle a été techniquement réussie.

Quelles sont les nouvelles techniques pour traiter ou embellir la peau avant la chirurgie du visage ?

Une utilisation de plus en plus large de moyens thérapeutiques de haute technologie, utilisant la lumière s’est développée, depuis une vingtaine d’années, dans le monde médical. Ce phénomène, qui s’accélère actuellement de manière impressionnante, s’appuie à l’origine sur deux des avancées scientifiques les plus considérables du xxe siècle: la découverte du laser et la conquête de l’espace. Elles ont donné naissance à une gamme d’outils dont l’efficacité s’élargit sans cesse et dont les premiers représentants ont été les lasers médicaux. Puis sont apparus les systèmes utilisant la lumière dite « intense et pulsée », comparable à celle émise par les lampes flash. Récemment, on a vu se développer de nombreux appareils équipés de diodes émet­tant de la lumière, semblables à celles qui éclairent par exemple les écrans de nos mobiles, nos téléviseurs LCD Pour mieux comprendre l’intérêt de ces découvertes il faut d’abord comprendre la double nature de la lumière. Elle est, d’un côté, un phénomène « corpusculaire », c’est-à-dire qu’elle est composée de particules, les photons, qui se déplacent à la vitesse prodigieuse. de 300.000 km par seconde. De l’autre côté, elle est un phénomène vibratoire: chaque photon vibre à une fréquence plus ou moins élevée. Si cette fréquence est très basse, c’est le domaine des ondes radios, celles qui nous entourent aujourd’hui en perma­nence, celles des téléphones, des télécommandes, des émis­sions radio, de la télévision, des satellites, etc. ou, même celles des fours à micro-ondes. Si la fréquence augmente encore, on atteint ce domaine auquel nos yeux sont sensibles, celui de la lumière visible. Il commence avec la lumière rouge et, exactement comme le son passant du grave à l’aigu engendre une succession de notes, l’augmentation de fréquence va générer une succes­sion de couleurs: l’orange, le jaune, le vert, puis le bleu et enfin le violet. Au-delà, c’est le domaine des ultraviolets dont plus la fréquence est élevée plus ils sont dangereux. Enfin, si la fréquence des photons augmente encore, on entre dans le domaine des très hautes énergies, celui des rayons X, puis des rayons gamma. Cette extraordinaire étendue de fréquences constitue l’immense domaine de la lumière. C’est dans ces deux domaines, de la lumière visible et de la lumière infrarouge, que se sont développés les équipements qui permettent aujourd’hui de traiter ou d’embellir la peau: lasers, lumière pulsée, LED (Light Emitting Diode).

– Les lasers : précis et puissants :

Ce sont les outils les plus puissants car ils utilisent la lumière sous sa forme dite « cohérente ». Ils émettent un rayonnement qui ne s’élargit pas comme un faisceau lumineux ordinaire. Toujours rectiligne, il est constitué de photons qui vibrent tous en même temps, à la même fréquence et dans la même direction. V énergie importante transportée par ce rayonnement permet de brûler, en quelque sorte de détruire, des tissus avec une précision extraordinaire, impossible à atteindre avec les outils mécaniques les plus miniaturisés. Avec le laser on a évolué de la « micro » vers la « nano » chirurgie. Il rend possible la destruction d’une seule cellule, sans endommager les cellules voisines. Il permet de supprimer, en un instant, à la surface de la peau, une couche de cellules vieillies, pathologiques ou cicatricielles, sans toucher aux autres. De tout nouveaux appareils, fractionnant le rayonnement en faisceaux extrêmement fins, permettent, par exemple, de « resurfacer » en douceur la peau en diminuant la profondeur des rides. Les lasers permettent également de coaguler en profondeur et de traiter ainsi de nombreuses lésions d’origine vasculaire ou pigmentaire. Les lasers sont, en résumé, des instruments d’une précision extraordinaire, mais dont la puissance rend l’utilisation déli­cate. Irremplaçables dans de nombreuses indications, ils voient aujourd’hui une partie de leur champ d’utilisation se réduire au profit de deux nouvelles sources de lumière plus faciles à manier : la lumière pulsée intense et la lumière douce monochromatique produite par des diodes, les LED.

– La lumière pulsée intense : contre le relâchement cutané

Son principe : exposer la peau au rayonnement lumineux émis par une lampe flash munie de filtres qui permettent de choisir tout ou partie des fréquences (équivalentes des couleurs) constituant la lumière visible. Les énergies trans­mises sont plus « douces » que dans les lasers, mais tout aussi efficaces pour traiter la plupart des taches vasculaires ou pigmentaires et pour l’épilation. Mais la lumière pulsée intense ne se contente pas de prendre le relais de certaines indications des lasers. À l’instar de ceux-ci, de nouveaux appareils fractionnent également la lumière pulsée émise en faisceaux parallèles permettant de chauffer en profondeur le derme sans créer de lésions et d’agir de manière spectacu­laire sur le relâchement cutané. Enfin, la lumière pulsée intense apporte une dimension supplémentaire, la photomo­dulation. Certaines fréquences lumineuses activent, en effet, le métabolisme cellulaire. Par exemple, les cellules du derme, soumises à l’éclairement puissant de la lumière pulsée, vont synthétiser plus de collagène. et d’ élastine. Cette propriété de la lumière a été mise en évidence par la NASA.

Les vols spatiaux ont en effet permis de découvrir qu’en apesanteur, le métabolisme cellulaire ralentissait de manière importante et qu’il était en quelque sorte réanimé par l’ex­position à la lumière visible. Cette propriété que possèdent les cellules animales de réagir positivement à la lumière les rapproche des cellules végétales qui ne peuvent vivre privées de lumière solaire … Pour être efficace, pour déclencher dans les meilleures conditions ce phénomène de photomodulation, la lumière n’a pas besoin d’être puissante mais rigoureusement sélec­tionnée. Seules certaines fréquences, c’est-à-dire certaines couleurs, agissent et là, ce sont les nouveaux appareils utili­sant des LED qui apportent des solutions inédites pour traiter et embellir la peau.

– Les LED promis à un bel avenir :

Les LED (Light Emitting Diode) sont les nouvelles sources de lumière mises au service de la beauté. Peu puissantes, n’entraînant aucun risque de brûlures, très simples à utiliser, elles mettent essentiellement en œuvre le phénomène de photo modulation. Leur principe repose sur l’utilisation d’un rayonnement lumineux monochromatique, c’est-à-dire constitué de photons qui vibrent à la même fréquence, mais, contrairement au laser, pas dans la même direction. Ce rayonnement est émis par des diodes, très semblables à de petites ampoules de lampe de poche, le plus souvent dispo­sées en grand nombre sur un panneau devant lequel on expose la peau.

Ces diodes pouvant émettre des photons à des fréquences différentes, il est possible de soumettre ainsi la peau à des rayonnements de couleurs pures, allant du bleu au rouge. /] Par exemple, le jaune et le rouge pour relancer la synthèse de collagène, l’orange pour traiter les vergetures, le bleu et le rouge en alternance pour traiter l’acné .. Les LED devraient, dans les prochaines années, occuper une place considérable dans les soins et les traitements de la peau. Les appareils les plus puissants restent entre les mains des médecins, les moins puissants étant destinés aux instituts de beauté ou même directement au grand public. D’ores et déjà apparaissent sur le marché les premiers appareils destinés à la salle de bains pour lutter contre les rides, ou même au sac à main ou à la poche pour contribuer à l’hygiène des peaux acnéiques.

Qu’attendre du Botox ?

On connaît mieux la toxine botulique sous le nom de botox (mais elle existe sous d’autres noms). Il y a eu tant d’ar­ticles de magazines ou d’émissions de télévision qui lui ont été consacrés qu’il a alimenté bien des fantasmes! De quoi s’agit-il? D’une protéine issue d’une bactérie qui bloque provisoirement l’action des nerfs avec, pour conséquence, la diminution de la force des muscles responsables des rides. Lorsque les muscles qui commandent les expressions faciales s’affaiblissent, leur tension se détend et la peau est lissée. En plus de cet aspect correctif, la toxine botulique joue un rôle préventif: en diminuant l’activité des muscles du visage, l’apparition de futures rides peut être prévenue. Elle est utilisée en médecine depuis des années, notamment dans les traitements contre le strabisme. C’est en 1987 qu’un couple de médecins canadiens, Alastair et Jean Carruthers, respectivement dermatologue et ophtalmologue, découvre que les injections de toxine botulique utilisées contre le strabisme suppriment en même temps, temporaire­ment, les rides intersourcillières.

La toxine botulique s’injecte par piqûre locale. Avant l’in­jection, on demande au patient de contracter les muscles du visage de la partie traitée ; cela permet de déterminer l’ en­droit le plus approprié pour pratiquer l’injection. Rapide, le traitement ne dure que quelques minutes.

Le botox est plus particulièrement indiqué pour le front, la zone du visage située entre les deux sourcils et pour les pattes d’oie. Sur le bas du visage, le résultat dépend très largement de la qualité de la peau, de la technique d’injec­tion et de l’aptitude du chirurgien à « paralyser sans figer ». Mais c’est sur le haut du visage qu’on obtient les plus beaux résultats. Certains médecins utilisent la toxine botu­lique pour améliorer ces petites lignes verticales qui appa­raissent sur la lèvre supérieure, que nous appelons le « plissé soleil» – terme emprunté au vocabulaire de la couture -, ou pour atténuer le pli d’amertume aux commis­sures des lèvres. Mais, prudence ! Dans ces zones les muscles sont délicats à repérer et un coup d’aiguille mal placé peut avoir pour conséquence d’empêcher la patiente de pouvoir boire ou fermer la bouche …

Visibles au bout de quelques jours, les résultats des injec­tions de botox sont spectaculaires : la différence se voit aisément. En moyenne, pour être durable, l’injection doit être renouvelée deux à trois fois par an.

On a accusé la toxine botulique de figer les traits, de donner un visage « de cire ». Vaccusation a pu être en partie justi­fiée il y a quelques années. Elle ne l’est plus aujourd’hui. Cette intervention peut être pratiquée seule ou en complé­ment d’un lifting ou d’une blépharoplastie (chirurgie des paupières). Vinjection de toxine botulique, qu’on peut considérer comme un lifting chimique, suscite un véritable engoue­ment, favorisé par la médiatisation dont elle a été l’objet. Les patients apprécient la simplicité du geste, la qualité des résultats ainsi que la possibilité de reprendre immédiate­ment après une activité « normale », la peau ne portant aucune trace particulière de l’injection.

Les fils tenseurs : quelle efficacité leur accorder ?

Attention, il règne dans ce domaine une grande confusion entre les fils d’or, fils russes, fils de traction, curl lift, etc. Il convient donc de faire preuvde la plus grande prudence. Les fils d’or, d’environ 1 millimètre de diamètre, constituent un maillage sous la peau censempêcher sa rétractation. Cependant, une ambiguïté persiste autour de ces fils car l’or étant un produit inerte, on ne voit pas très bien comment il serait susceptible de créer une réaction. Si l’or est utilisé par les dentistes, c’est bien parce que l’organisme ne réagit pas à ce matériau… La société professionnelle de chirurgie plastique affirme clairement que cette technique ne présente aucun intérêt et la déconseille dans la mesure où aucune preuve scientifique n’a jamais été apportée pour démontrer son efficacité. Les fils crantés, ou « fils russes », très médiatisés, présen­tent des aléas importants. Leur indication concerne un moment limité du vieillissement, lorsque la peau commence à se détendre sans pour autant présenter encore d’excédent. Or ces fils sont définitifs et leur présence peut compliquer un lifting ultérieur. Dans les joues, ils peuvent entraîner l’apparition de «brides » à l’occasion de certaines mimiques qui font avancer la bouche (prononciation de la lettre « 0 », par exemple). En outre, ces fils peuvent provo­quer des réactions d’intolérance mais sont alors difficiles à retirer, leurs crans bloquant le retrait.

Des fils résorbables crantés viennent d’apparaître mais leur efficacité est courte puisqu’il y a résorption au bout de six mois. La remontée des pommettes semble constituer une de leurs meilleures indications mais, attention, car les remonter trop a pour effet d’accentuer le creux des cernes et de vieillir le visage en l’absence d’interventions annexes de remplissage.

Qu’attendre des produits injectables ?

Le principe est simple – sur le papier! – : il s’agit d’injecter un produit sous la peau pour combler les rides ou recréer des volumes. Cette technique est destinée en priorité à combler les rides profondes, comme le sillon nasogénien ou les rides du lion accentuées. L’apparition, récente, de produits plus fluides permet de traiter également les rides plus fines du contour des lèvres. Pour ces comblements, nous disposons de deux catégories de produits: les produits à résorption rapide et ceux à résorption lente. Ils n’ont ni les mêmes indications ni les mêmes effets.

L’acide hyaluronique et le collagène sont les composants de base des produits à résorption rapide. Il en existe d’autres mais se limiter à leur utilisation constitue un gage de sécu­rité. Le premier se présente sous la forme de gel plus ou moins épais selon la profondeur de la ride à traiter. Les risques de réaction allergique sont quasiment nuls puisque ce produit est présent naturellement dans nos tissus, ce qui a aussi pour avantage de pouvoir procéder immédiatement à des injections. On utilise principalement l’acide hyaluro­nique pour les rides de la commissure des lèvres, les rides intersourcillaires – rebelles au botox-, les sillons nasogé­niens, la correction et le remplissage des lèvres.

Le collagène, lui, est le plus ancien des ces « fillers » (nom donné aux produits de comblement). Il est également présent naturellement dans notre organisme mais celui qu’on utilise couramment est d’origine animale; il peut donc présenter un risque de réaction allergique. C’est pour cela qu’un test préalable est nécessaire. Sa durée d’action est généralement plus courte que celle de l’acide hyaluro­nique mais, actuellement, arrivent sur le marché de nouveaux collagènes d’origine humaine purifiée ne nécessi­tant pas de test systématique. 1..: avenir est sans doute dans l’auto-réinjection de son propre collagène récupéré dans d’autres zones du corps, isolé en laboratoire puis recon­centré pour combler ses propres rides.

Dans le domaine des produits à résorption lente, la règle est également la course à la nouveauté … On exige sans cesse du neuf et du spectaculaire ! Mais il faut être sérieux et s’en tenir aux produits qui ont réellement fait leurs preuves et qui ont pour avantage de permettre une correction plus durable dans le temps. Il peut arriver – rarement – que leur utilisation s’accompagne de réactions inflammatoires qui demandent une légère correction destinée à éliminer les petits kystes granulaires qui peuvent apparaître au cours des mois qui suivent l’injection.

Que penser de la réinjection de graisse ?

Le principe de la liposuccion, mise au point par le docteur Yves-Gérard Illouz, a donné aux chirur­giens plasticiens l’idée de réutiliser la graisse ainsi extraite en la réinjectant dans d’autres zones du corps dans un objectif de comblement. Une idée simple mais très maligne ! Pourtant, au début, cette technique donna de bien piètres résultats, la graisse prélevée ayant tendance, une fois réinjectée, à se trouver moins bien vascularisée et donc à se résorber dans des proportions importantes, rendant les résultats de l’intervention aussi brefs qu’aléatoires. Puis peu à peu, à mesure que la technique évoluait, les résultats se sont améliorés. Depuis une bonne dizaine d’années, la réin­jection de graisse autologue, c’est-à-dire provenant du patient traité lui-même, est tout à fait fiable. On appelle également cette auto-greffe « lipostructure » ou « lipo­filling ».

En chirurgie esthétique, elle sert essentiellement à combler ou atténuer certaines rides, notamment sur le visage, à corriger des asymétries, à restaurer la « plénitude» d’un visage amaigri ou émacié ou en complément à certains liftings de la face pour améliorer l’harmonie générale du visage. Cette technique a également des applications très intéressantes en chirurgie réparatrice, notamment pour combler des dépressions tissulaires consécutives à des trau­matismes.

Dans la plupart des cas, la lipostructure est réalisée sous anesthésie locale simple ou approfondie. Dans un premier temps, après avoir repéré avec précision les zones de prélè­vement et de réinjection, le chirurgien prélève un peu de tissu graisseux grâce à une micro-incision pratiquée dans un pli naturel du corps à l’aide d’une très fine canule d’as­piration. Dans un deuxième temps, la graisse est placée dans une centrifugeuse pendant quelques minutes de manière à isoler les cellules graisseuses intactes qui seront greffées. Enfin, dans un troisième temps, ces micro parti­cules de graisse sont réinjectées à l’aide de micro-canules. Pour améliorer les résultats en augmentant la surface de contact, nous procédons à une série de très faibles injections dans différents plans et dans des directions multiples. Ainsi greffées, les cellules resteront donc vivantes aussi long­temps que les tissus au sein desquels elles ont été greffées.

Quels sont les risques en chirurgie esthétique ?

Parce qu’une législation stricte encadre désor­mais cette spécialité, – mais aussi parce qu’on y privilégie les gestes doux et les interventions modérées – la France est aujourd’hui leader mondial pour la sécurité en chirurgie esthé­tique et « la » référence en matière de protec­tion des patients et de sécurité des soins. Désormais seuls les praticiens qualifiés, donc diplômés, en chirurgie plastique, reconstruc­trice et esthétique (on en compte 750 en 2006) sont autorisés à réaliser les techniques esthé­tiques: les liftings de visage, les rhinoplastie~, les implants de matériaux non résorbables … A côté, certains médecins ayant une formation chirurgicale (ORL, stomatologie, ophtalmo­logie, urologie, gynécologie … ) sont habilités à pratiquer certains actes limités dans leur spécialité d’origine.

Par ailleurs, le décret du 11 juillet 2005 impose aux chirurgiens esthétiques d’effectuer leurs interventions dans des installations autorisées: cette autorisation est accordée ou renouvelée par le préfet du département du lieu d’exer­cice ; un autre décret du même jour décrit les conditions techniques de fonctionnement de ces installations.

Des progrès spectaculaires ont été accomplis pour améliorer la sécurité des patients. En 1996, le magazine Capital écrivait – avec raison, hélas – : « 80 % des chirurgiens esthétiques n’ont pas le diplôme ». Dix ans plus tard, il conviendrait d’écrire « 100 % des chirurgiens esthétiques ont le diplôme». Au-delà de la question de la qualification des praticiens, c’est

Que penser des ultrasons dans les liposuccions ?

Parce qu’une législation stricte encadre désor­mais cette spécialité, – mais aussi parce qu’on y privilégie les gestes doux et les interventions modérées – la France est aujourd’hui leader mondial pour la sécurité en chirurgie esthé­tique et « la » référence en matière de protec­tion des patients et de sécurité des soins. Désormais seuls les praticiens qualifiés, donc diplômés, en chirurgie plastique, reconstruc­trice et esthétique (on en compte 750 en 2006) sont autorisés à réaliser les techniques esthé­tiques: les liftings de visage, les rhinoplastie~, les implants de matériaux non résorbables … A côté, certains médecins ayant une formation chirurgicale (ORL, stomatologie, ophtalmo­logie, urologie, gynécologie … ) sont habilités à pratiquer certains actes limités dans leur spécialité d’origine.

Par ailleurs, le décret du 11 juillet 2005 impose aux chirurgiens esthétiques d’effectuer leurs interventions dans des installations autorisées: cette autorisation est accordée ou renouvelée par le préfet du département du lieu d’exer­cice ; un autre décret du même jour décrit les conditions techniques de fonctionnement de ces installations.

Des progrès spectaculaires ont été accomplis pour améliorer la sécurité des patients. En 1996, le magazine Capital écrivait – avec raison, hélas – : « 80 % des chirurgiens esthétiques n’ont pas le diplôme ». Dix ans plus tard, il conviendrait d’écrire « 100 % des chirurgiens esthétiques ont le diplôme». Au-delà de la question de la qualification des praticiens, c’est

Quel futur pour la liposuccion ?

Dans un avenir très proche, les moyens techniques dont on dispose – aspirations superficielles, intermédiaires et profondes – seront de mieux en mieux combinés pour redessiner les formes et majorer la rétraction cutanée, véritable pierre angulaire de la lipoaspiration sculpturante. Autre progrès, une analyse de plus en plus fine permet d’apprécier avec une très grande précision la densité graisseuse et d’encore mieux évaluer la capacité d’élasticité de la peau. Par ailleurs, les progès de la micro-pharmacologie dans la connaissance du métabolisme de l’adipocyte constituent un des défis des années à venir, l’objectif étant d’obtenir après diffusion intracellulaire une adipolyse permettant une aspiration modelante plus précise. Enfin, on peut imaginer l’adjonction d’une retraction cutanée externe supplémentaire par une nouvelle génération de lasers, évitant les cicatrices ou en limitant la trace jusqu’à l’invisible… ou presque !

La chirurgie et demain ?

Les progrès qui ne cessent d’apparaître et qui s’accélèrent en chirurgie et en médecine esthétique, vont permettre à un nombre toujours plus grand de personnes d’y avoir recours.

Sur le plan de la prévention, la médecine anti-vieillisse­ment, ou anti-aging cherche à répondre à la question : « Comment être un beau vieux sans être un vieux beau ? » Apparue très récemment, cette spécialité connaît des avancées importantes régulières et permet d’agir de mieux en mieux sur les processus de vieillissement. Aux États-Unis, elle est organisée en centres de bien-être, autour d’une démarche globale qui repose sur cinq grands axes : une meilleure hygiène de vie; une alimentation plus saine, avec un apport d’antioxydants, de compléments alimentaires, etc; une meilleure forme, grâce à des activités physiques et mentales; une thérapie hormonale de substitution pour équilibrer les déficits hormonaux et endocrinologistes ; des interventions esthétiques. Peut-être ce modèle traversera-t-il l’Atlantique.

Sur le plan des techniques médicales, plusieurs chantiers sont largement ouverts: celui d’interventions moins invasives, de plus en plus douces et naturelles – grâce notamment à l’utilisation de la lumière – et celui de la discrétion des cicatrices. Ces dernières seront-elles bientôt invisibles? De nombreuses équipes, de par le monde, mènent des recherches dans ce domaine essentiel pour la chirurgie esthétique comme pour la chirurgie réparatrice. Une cica­trice sans trace n’est plus aujourd’hui du domaine de la science-fiction mais du possible.

Autre objet de recherche, des laboratoires travaillent sur de nouveaux produits de comblement pour répondre de plus près encore à la variété des besoins. Par ailleurs, la thérapie des cellules souches est promise à un brillant avenir pour les techniques de culture de peau – épiderme et derme – ; la maîtrise du clonage du cheveu est, elle, déjà bien avancée. Enfin, le génie génétique saura aussi nous être très utile : pourquoi ne pas imaginer la découverte, un jour, du gène du vieillissement?

Sur le plan de la demande des patients, des évolutions vont se faire jour en fonction des avancées médicales mais aussi des tendances et des besoins. Par exemple, depuis peu – la mode vestimentaire l’exposant à l’air libre et la vogue des piercings en faisant une cible de choix -, le nombril est devenu, aux États-Unis du moins, un objet de chirurgie esthétique. On peut ainsi penser que l’attention portée aux mains, sur lesquelles le vieillissement se marque visible­ment, va s’accroître. Avec, pour conséquence, l’apparition de nouvelles techniques. D’ores et déjà, on sait effacer les taches brunes et réinjecter des microparticules de graisse prélevées sur le patient; d’autres possibilités vont appa­raître au cours des années à venir. Autre tendance lourde, le nombre de patients masculins va sans doute croître.

On ne prend pas grand risque à pronostiquer que le boom de la chirurgie esthétique va se poursuivre. Si la conséquence de ce développement est la standardisation de la beauté, les chirurgiens esthétiques auront échoué. Si, au contraire, il permet à de plus en plus de femmes et d’hommes de se sentir mieux dans leur corps et dans leur vie (rappelons que l’OMS définit la santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social») , alors on pourra en être heureux. Et fiers, pourquoi pas ?